La reforme des institutions (ou plutôt la pseudo-réforme) sur laquelle le congrès va se prononcer lundi et pour laquelle la majorité des 3/5 est loin d'être acquise est à l'origine de tous les marchandages, de toutes les intimidations, de toutes les magouilles et de toutes les pressions dont sont victimes les parlementaires dont le pouvoir n'est pas sur qu'ils votent "oui".
Hier matin sur RTL, Roger Karoutchi ,le secrétaire d'état chargé des relations avec le parlement, balayait d'un revers de main la question du journaliste lui parlant des pressions dont seraient victimes les parlementaires.
Hier au soir, toujours sur RTL, Philippe de Villiers jetait un pavé dans la mare en expliquant les pressions dont les députés du MPF sont victimes et qu'il explique plus en détail dans "le Figaro" d'aujourd'hui.
Concernant l'entrée de la Turquie, Bernard Accoyer et Jean-François Copé lui ont affirmé que "la Turquie allait entrer dans l'Europe et qu'on ne pouvait rien faire". Bel aveu de la part d'hommes qui nous déclaraient la main sur le coeur il y a un an que, si Nicolas Sarkozy était élu, la Turquie n'entrerait pas dans l'Europe. On comprend mieux pourquoi la suppression du référendum obligatoire sur l'entrée de la Turquie fait partie de cette même "réforme des institutions".
Philippe de Villiers reconnaît avoir reçu 4 coups de téléphone d'Alain Marleix, le secrétaire d'état aux collectivités territoriales, lui disant concernant le futur redécoupage électoral :"on ne pensait pas s'occuper de la Vendée mais on va s'en occuper".
Véronique Besse, Députée MPF, s'est vu proposer une "mission sur la famille dont on s'arrangerait plus tard pour les conditions". On comprend mieux la création de multiples "comités Théodule" depuis 1 an!
Les élus du peuple doivent voter en leur âme et conscience et ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy a décidé de renier ses engagements sur l'entrée de la Turquie que d'autres doivent trahir leurs engagements à leur tour. Ce n'est pas parce que certains n'ont aucune morale politique que cela doit être le cas pour tout le monde.
Ces intimidations faites de chantage au découpage électoral , dont tout le monde sait désormais qu'il sera malhonnête, et de promesses de marchands de tapis déshonorent complètement ceux qui les pratiquent. Pour utiliser une antienne sarkozienne, on peut bel et bien parler de méthodes de racailles.
Philippe DAVID


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