L'assassinat d'une étudiante suédoise de 19 ans à Paris ainsi que celui d'un couple de retraités dans l'Aude par des multirécidivistes du crime ont provoqué une légitime émotion même si le
second crime a été très peu relayé par les médias bien-pensants.
Cependant une chose est à remarquer: le silence de la gauche pour condamner ces deux crimes qui auraient pu être évités si les assasins avaient été laissés en prison, c'est à dire si la loi contre
la récidive leur avait été appliquée.
La loi contre la récidive dite "loi de rétention de sureté" que j'avais défendue sur ce blog notamment dans les billets "principe de précaution " et "la nausée", en dénonçant l'angélisme de la
gauche notamment les prises de position de Robert Badinter et d'Elizabeth Guigou qui n'y était pas allé par 4 chemins en assimilant cette loi à une loi digne du IIIème reich!
J'aimerais aujourd'hui entendre Elizabeth Guigou et Robert Badinter nous expliquer leurs positions d'il y a seulement quelques semaines lors du vote d'une loi destinée à protéger la société de tels
prédateurs.
Expliqueraient-ils aux familles des victimes que, tant pis pour elles, il fallait remettre en liberté les bourreaux de leurs parents, de leur fille, de leur soeur au nom des sacro-saints "droits de
l'homme"?
Expliqueraient-ils comme le journal "Libération" que l'étudiante suédoise violée il y a quelques mois dans des circonstances proches de celles de l'assassinat de Susana Zetterberg avait été
victime d'une "mésaventure" - oui vous avez bien lu "mésaventure"?
Expliqueraient-ils aux familles des victimes que refuser de remettre en liberté de tels monstres fait de ceux qui pensent que ceci est un impératif de protection des victimes potentielles des
nostalgiques de "la philosophie positiviste qui a conduit aux pires débordements de l'Allemagne nazie", pour citer Elizabeth Guigou lors des débats à l'Assemblée Nationale sur la rétention de
sureté?
J'aimerais franchement entendre leurs réactions mais, comme pour le Kosovo, "silenzio stampa", silence radio si vous préférez.
Oui, vraiment la gêne de la gauche est telle que son silence est assourdissant.