Samedi 28 juin 2008
TOTALEMENT INFREQUENTABLE

Ce n'est pas une surprise, le sinistre Robert Mugabe a été "réélu" président du Zimbabwe, pays qu'il dirige d'une main de fer depuis 1980. Ce n'est pas une surprise puisque , après avoir perdu les législatives et être arrivé derrière le leader du MDC, Morgan Tsvangirai, à la présidentielle, Mugabe a retardé l'annonce des résultats pour faire bourrer les urnes et envoyer ses milices terroriser l'opposition. Ainsi Tsvangirai est réfugié depuis plusieurs semaines à l'ambassade des Pays-Bas avec 300 de ses partisans pour éviter d'être lynchés par les sbires du dictateur zimbabween. Le pire est que Tsvangirai aurait dû être élu au premier tour puisqu'il avait obtenu 50.3% des voix et qu'il se retrouve aujourd'hui à quémander l'asile politique à qui voudra bien le lui accorder.

Dans cette affaire, les Nations Unies ont été incapables de voter la moindre résolution, l'Afrique du Sud ayant convaincu la Chine et la Russie (deux pays où les élections sont organisées de manière irréprochable comme chacun le sait) qu'il était urgent de ne rien faire. Pourtant, le Zimbabwe devrait être mis au ban des nations depuis des décennies quand on voit la politique menée pas son régime depuis l'indépendance. Le régime de Mugabe mène en effet une politique raciste qu'on peut qualifier de véritable apartheid contre les blancs qui sont restés dans le pays après l'indépendance, indépendance datant de 1980. Nombre d'entre eux, notamment les fermiers, qui avaient fait de la Rhodésie (ancien nom du Zimbabwe) le grenier à blé de l'Afrique ont été expropriés par la force, les morts se comptant par centaines lors de la "redistribution des terres" (aux amis du régime bien entendu). Rappelons simplement que Mugabe se décrit "marxiste- léniniste-maoïste" et qu'il trouve amusant d'ajouter à ses titres universitaires le titre de "diplômé en violence" ,ce qui en dit long sur le personnage, qui assumait dès 1982 de manière totalement décontractée que son régime pratiquait couramment la torture.

Depuis l'indépendance, le Zimbabwe, qui était alors exportateur de produits agricoles, est devenu dépendant de l'aide alimentaire mondiale ce qui n' a pas empêché Mugabe de se rendre à la réunion de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) à Rome en juin 2008. Voir Mugabe qui a transformé le "grenier à blé de l'Afrique"  en pays dans lequel des gens meurent désormais de faim se rendre à une réunion de l'ONU consacrée à l'alimentation et à l'agriculture montre à quel point l'ONU est vraiment, comme disait le général de Gaulle "un machin".

Enfin, pour montrer à quel point Mugabe est à entourer d'un cordon sanitaire étanche, je terminerai par deux citations de lui.

La première est extraite d'un discours qu'il a tenu au salon du livre de Harare en août 1995, discours dans lequel il s'exprimait sur l'homosexualité: "L'homosexualité dégrade la dignité humaine. Elle n'est pas naturelle et il ne sera jamais question d'autoriser ces gens à se comporter plus mal que des chiens et des porcs. Si les chiens et les porcs ne la pratiquent pas, pourquoi des êtres humains devraient-ils la pratiquer? Nous avons notre propre culture et nous devons nous consacrer à nouveau à nos valeurs traditionnelles qui font de nous des êtres humains. On essaye de nous persuader d'accepter des comportements de sous animaux que nous n'autoriserons jamais ici. Si vous voyez des gens défiler en se déclarant homosexuel ou lesbienne, arrêtez les et livrez les à la police". Quand on connaît les méthodes de la police de Mugabe on est légitimement en droit de se faire du souci pour elles!

La seconde est extraite d'un discours tenu aux obsèques d'un de ses ministres en mars 2003 dans lequel il déclarait: " Ce Hitler avait un seul objectif: la justice pour son peuple, la souveraineté pour son peuple, la reconnaissance de l'indépendance de son peuple et ses droits sur ses ressources.Si c'est cela Hitler, laissez moi être le décuple de Hitler".

On comprend mieux pourquoi, alors qu'il avait perdu les élections, Mugabe a déclaré que "seul Dieu pouvait lui enlever le pouvoir"'.

On comprend moins bien pourquoi ce tyran n'est pas mis au ban des nations car, ses actes et ses propos le prouvent, Robert Mugabe est totalement infréquentable.

Philippe DAVID








par Philippe DAVID publié dans : vudedroite communauté : Libre parole
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Dimanche 16 mars 2008
AMOCO ....30 ANS DEJA!

Il y a 30 ans aujourd'hui coulait l'Amoco Cadiz qui, en déversant ses 220000 tonnes de pétrole sur les côtes bretonnes, allait souiller des Côtes du Nord (on les appelait ainsi à l'époque) jusqu'à la baie d'Audierne.

L'enfant que j'étais à l'époque n'a pas oublié ces images de la proue du navire peinte "Amoco" qui n'en finisait pas de couler ni cet oiseau recouvert de brut qui finit par couler, assassiné par la folie humaine comme des milliers d'autres oiseaux, poissons et crustacés de la région.

30 ans après les leçons n'ont pas été tirées puisqu'on a connu l'"Erika" ou encore le "Ievoli sun" à proximité des côtes françaises, sans parler des marées noires qui ont frappé d'autres points de la planète. Et comme toujours il n y a ni responsable ni coupable, l'armateur étant d'un pays, l'affreteur d'un autre et le donneur d'ordre d'un troisième. Et, bien sur, un des trois se trouve toujours dans un paradis fiscal quelconque....

En revoyant les images du naufrage, j'ai revu les images de mon enfance lorsque toute ma famille regardait, écoeurée, les images de cet acte de terrorisme écologique. Et le sang breton qui coule dans mes veines n'était pour rien dans cette indignation pas plus que dans celle de mon grand-père, pur Breton des côtes d'Armor.

En revoyant les images m'est revenue en mémoire la superbe chanson qu'avait écrite Alain Barrière, chanson baptisée "Amoco", que j'ai trouvée sur internet et qui est encore d'actualité.

30 ans après, de Portsall, lieu du naufrage, à Audierne on n'a pas oublié.

30 ans après de Dunkerque à Perpignan et de Brest à Strasbourg on n'a pas non plus oublié car, par la Bretagne, c'est la France qui a été frappée.

30 ans après je m'ennorgueillis de ne jamais avoir acheté une goutte d'essence dans les stations Amoco lorsque j'étais aux Etats-Unis.

30 ans après j'espère que nous n'aurons jamais ça à revivre.

Philippe DAVID

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En lien le clip de la chanson "Amoco" d'Alain Barrière à écouter ABSOLUMENT

http://www.dailymotion.com/Francis-Albert/video/x45qiz_amoco_music






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par Philippe DAVID publié dans : vudedroite
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Mercredi 12 mars 2008
LA FIN D'UNE EPOQUE

53 jours....C'est l'espace temporel qui sépare la disparition de Louis de Cazenave , l'avant dernier "poilu" encore vivant,  de celle du dernier  poilu, Lazare Ponticelli, disparu  aujourd'hui.

Je leur avais rendu hommage lors de la disparition de  Louis de Cazenave et j'ai ce soir  la tristesse au coeur car il s'agit bel et bien de la fin d'une époque.

La fin de l'époque  glorieuse  au cours de laquelle la France  était  une  Nation et un peuple unis .

La fin de l'époque  où, au prix de sacrifices gigantesques , nous avons reconquis  ce  morceau de terre  resté dans l'inconscient collectif  comme étant "l'Alsace-Lorraine" alors qu'il s'agissait de "l'Alsace-Moselle".

La fin  de l'époque où on mourrait sans hésiter  pour reprendre 10 mètres de terrain  boueux sous le feu des redoutables  Maschinengewehr. 

La fin de l'époque où on tombait face aux Uhlans et aux hussards de la mort  en chargeant  baïonette au canon du Lebel modèle 1886 dérrière les officiers et les sous-officiers qui criaient "pour le France".

Je n'ai pas envie de polémiquer mais on est loin des basses considérations politiciennes de ces derniers jours où on peut voir des politichiens- pour citer le général de Gaulle- prêts à tuer père et mère pour un poste de conseiller municipal.

Que Lazare Ponticelli ainsi que tous nos morts reposent en paix et .......Vive la France.

Philippe DAVID


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En lien mon article suite à la mort de Louis de Cazenave et un très bel article lu sur le net (merci Sébastien de me l'avoir envoyé)

http://www.vudedroite.com/article-7355441.html

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080312/tts-histoire-guerre-14-18-deces-c1b2fc3_4.html

par Philippe DAVID publié dans : vudedroite
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Lundi 21 janvier 2008

ET S'IL N'EN RESTE QU'UN.....

Depuis hier, la France ne compte plus qu'un "poilu" survivant de la première guerre mondiale. Louis de Cazenave s'est en effet éteint à 110 ans, le "der des der" , pour utiliser une expression qui qualifiait la grande guerre, s'appelle désormais Lazare Ponticelli et a lui aussi 110 ans.

La date d'hier est pour moi doublement symbolique. Tout d'abord parce que Lazare Ponticelli représente le dernier fil reliant la France à une des pages les plus glorieuses, mais aussi une des plus douloureuses, de son histoire. Ensuite parce que cela faisait 22 ans hier que mon grand-père, poilu de la première guerre mondiale lui aussi, nous quittait.

Comme nombre de français de ma génération, j'ai été élevé dans le souvenir de ceux qui étaient partis au front. Ceux qui étaient revenus nous racontaient ce qu'ils avaient vécu tandis que ceux qui n'étaient pas revenus nous étaient racontés par ceux qui les avaient connus.

Mes deux grands pères en fûrent.Le premier partit à 19 ans en 1914, fût trépané sur le champ de bataille après qu'un éclat d'obus lui ait traversé le casque en 1916, reçut la médaille militaire et resta jusqu'à la fin de ses jours en 1952 un "GIG", grand invalide de guerre. Le second s'engagea en 1914, à 15 ans, fût refusé en raison de son age pour finalement être envoyé dans l'Aisne à 17 ans où il combatit à Villers Coterets. Le frère ainé de ma grand mère maternelle partit en 1914, à 20 ans, fût trois fois bléssé avant d'être tué le 3 juin 1918 dans l'Aisne. Enfant je m'endormais sous sa photo en uniforme bleu horizon où il avait écrit sur une feuille pour sa soeur "Amitiés, Rose".

De ces trois ancêtres, le premier a raconté à mes aînés, le second m'a raconté, le troisième n'a jamais pu raconter l'intégralité de sa guerre à quiconque. L'un arrivait d'un village de l'Allier, Lusigny, le second d'un village des Côtes du Nord, on ne parlait pas de Côtes d'Armor à l'époque, Ploeuc sur Lié, le troisième venait d'un village des Hautes-Pyrénées à flanc de montagne, Viey.

Sans chauvinisme familial, ils représentaient à eux trois ces 8.5 millions de jeunes français ayant combattu dans les tranchées, l'un venant de la terre, l'autre de la mer, le troisième de la montagne mais tous unis pour un idéal, la défense de la France et de son territoire. D'autres sont venus de beaucoup plus loin, portés par le même idéal, ils s'appelaient Nguyen, Mamadou ou Mohammed, ils étaient annamites, kabyles, peuls, kanaks, pieds noirs ou caldoches. La France n'a pas été assez reconnaissante envers eux, la particularité du prix du sang étant de ne pas avoir de prix.

De cette guerre, marquée pour longtemps dans l'inconscient collectif, des noms resteront: Verdun, Le Chemin des Dames, l'Argonne, Vimy, Ypres, la Somme. A nous de faire que nos enfants racontent aux leurs ce que fût cet épisode héroique de notre histoire.

Louis de Cazenave, reposez en paix avec vos camarades de combat.Lazare Ponticelli, vous êtes aujourd'hui le dernier à pouvoir témoigner. Et s'il n'en reste qu'un.....

Philippe DAVID

 

 

Ernest RENAN

Une patrie se compose des morts qui l'ont fondée aussi bien des vivants qui la continuent

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Dimanche 3 juin 2007

IL S APPELAIT PIERRE.....

Faire de la politique c'est s'intérésser à l'avenir de la France, avenir qui conditionnera l'avenir de nos enfants et de nos petits enfants et, pour raisonner de manière plus égoïste, notre avenir. Mais notre avenir et notre présent sont le fruit de notre passé car ce que nous vivons aujourd'hui est la conséquence des politiques suivies par notre pays auparavant. La dette que nous payons aujourd'hui a commencé à se créer il y a 25 ans; la présence de la France outre mer date de plusieurs siècles et les institutions de la Vème Républiques sont nées de la guerre d'Algérie. Voilà pourquoi nous sommes le fruit de notre passé et que, pour continuer à exister en tant que Nation, il faut un sentiment d'appartenance fort à cette même Nation. Cela s'appelle le sentiment national où le patriotisme. De Gaulle disait:"être patriote, c'est aimer sa patrie; être nationaliste, c'est haïr celle des autres". Permettez moi d'aimer mon pays sans d'aucune manière haïr celui des autres et donc, maintenant que cela est à nouveau permis, d'être patriote.

Internet est un outil formidable. Il permet au monde entier de communiquer par dela les terres, les cultures, les océans, les religions, les langues. Internet permet aussi de faire renaitre des hommes qui n'auraient jamais imaginé être un jour présents sur cette fabuleuse toile. Bien sûr, il y a des sites consacrés à Napoléon, Jeanne d'Arc ou encore Jules César. Mais il y a aussi des sites qui rappellent le souvenir de héros anonymes.

Celui dont je veux vous parler dans ce blog s'appelait Pierre LAPEYRE. Il était né à Viey, petit village à flanc de montagne de la vallée Toy, à mi chemin de Luz Saint Sauveur et de Barèges, le 12 août 1894. Il est tombé le 3 juin 1918, il y a 89 ans aujourd'hui à Blangy dans l'Aisne. Il n'avait pas 24 ans. Vous vous doutez bien que je ne l'ai jamais connu mais c'est comme si. Quand j'étais enfant, je m'endormais sous son regard qui me fixait, lui en uniforme bleu horizon dans cette photo en couleurs déja vieillie. Dans le cadre ovale il y avait une feuille où il avait écrit:"Amitiés Rose" pour sa soeur Rose, ma grand mère, qui dormait dans le lit sous le cadre. Il repose depuis au cimetière militaire de Vauxbuin dans l'Aisne. Ma grand mère avait les larmes aux yeux quand elle parlait de lui. Mon arrière grand mère ne s'est jamais remis de la mort de son fils.

Sa vie fût plus que courte. Dès Août 1914, il fût mobilisé. Il avait tout juste 20 ans. Trois fois bléssé, son destin tragique s'acheva à 5 mois de l'armistice. Comme près d'un million et demi d'autres poilus, génération sacrifiée dans la folie de la grande guerre.

En 1940, ses deux frères, Jean-Marie et François se retrouvèrent dans le même STALAG. Un autre prisonnier de guerre, apprenant leur nom, leur demanda s'ils n'avaient pas eu un membre de leur famille tué en 1918 qui s'appelait Pierre. Ils répondirent que oui et l'homme leur avoua que Pierre était son meilleur ami lors de la première guerre et qu'il était tombé à quelques mètres de lui. Lors d'une offensive, caché dérrière un arbre, il ne savait pas qu'un allemand l'avait repéré. Passant le visage pour voir la situation, il reçut une balle en pleine tête et s'effondra. "Il n'a pas souffert" leur dit l'homme. Cette histoire vraie, montrant les coincidences de la vie, n'est pas qu'une histoire de famille, auquel cas elle ne serait pas dans ce blog. C'est tout simplement une histoire française. Une histoire de drames et de larmes vécue par des millions de familles de France et de l'ex Empire Français. Une histoire de sang comme la France en vécut tant au XXème siècle, des tranchées de 14-18 aux djébels de l'Algérie en passant par les fusillés de Chateaubriand et les rizières d'Indochine.

Renan disait:"Etre une Nation, c'est avoir fait de grandes choses ensemble. Etre une grande Nation, c'est vouloir continuer".  En mémoire de ceux qui se sont battus pour la Liberté, l'Egalité, la Fraternité et la grandeur de la France, nous avons le devoir de vouloir continuer.

En ce triste anniversaire Pierre, je voulais que ton souvenir reste, fût ce dans un blog aussi modeste que le mien. Il y a avec cet article la fiche faisant état de ton décès et, ironie de l'histoire, un autre Pierre Lapeyre, des Landes, est lui aussi tombé dans l'Aisne le même jour que toi. Vous pourrez retrouver les fiches des disparus de vos familles sur le site remarquable fait par le Ministère des Anciens Combattants:http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

A un de mes amis et fidèle de ce blog, Jacques Daniel Delaire, qui avait mis un commentaire poignant sur l'article "Appellation d'origine contrôlée", tu pourras trouver la fiche de ton grand oncle Elie DAVID.

Il s'appelait Pierre et comme tous ses frères d'armes tombés pour le France, il mérite que nous pensions aujourd'hui encore à eux.

par Philippe DAVID publié dans : vudedroite
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