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Vendredi 23 octobre 2009
SALON DU LIVRE DE TOULOUSE

Je serai samedi 24 et dimanche 25 octobre sur le stand des Editions de l'Ixcéa au Salon du Livre de Toulouse pour y dédicacer "Journal intime d'une année de rupture".

HOTEL D'ASSEZAT
Place  d'Assezat
31000 Toulouse
Métro: Esquirol

Entrée libre

Ouvert de 10 heures à 19 heures les deux jours.

Dans l'attente de vous y rencontrer

Philippe DAVID
Par Philippe DAVID
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Vendredi 16 octobre 2009
Par Philippe DAVID - Publié dans : vudedroite
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Jeudi 8 octobre 2009

ON T'OUBLIERA JAMAIS

ARTICLE PUBLIE PAR LE "JOURNAL TOULOUSAIN" DE CETTE SEMAINE EN HOMMAGE A BRICE TATON 

Le ciel était bleu, les maillots étaient violets et blancs d'un côté, oranges de l'autre mais les yeux étaient rouges de partout. Drôle d'ambiance ce dimanche après- midi au Stadium où le « Tef » recevait Lorient. Les tribunes étaient quasi-pleines et les habituels « Allez le Téfécé » ou « ce soir on lâche rien » étaient pourtant absents des choeurs du virage Est, celui qui abrite les « Indians » et les « Forza Viola » . Non, le seul chant audible avant le coup d'envoi était « Brice, on t'oubliera jamais » chanté en boucle par ce virage qui avait perdu un des siens et repris par l'ensemble des travées.

L'émotion était à son comble quand Olivier Sadran, Alain Casanova et Mauro Cetto, le Capitaine pourtant absent de la feuille de match pour cause de blessure, sont venus poser une gerbe de fleurs sur la table prévue à cet effet. Ils étaient suivis de près par les Lorientais, Fabien Audard ex-joueur du TFC en tête, qui étaient comme leurs supporters qui avaient confectionné deux banderoles en mémoire de Brice, exemplaires de dignité, de solidarité et d'humanité, à l'image des Brugeois le jeudi précédent. Tout comme furent exemplaires les supporters de toute la France qui, de Lens à Marseille en passant par Geoffroy-Guichard et le Parc des Princes, ont rendu hommage à Brice soit par des minutes de silence, soit par des minutes d'applaudissements, soit par la grève des chants en début de seconde période à Paris, en tout cas toujours et partout avec des tifos à sa mémoire. Sans oublier les hommages sur les stades de Ligue 2 avec en particulier celui rendu à Metz.

Depuis le drame de Belgrade, qui nous a confirmé que seule la bêtise humaine n'a ni limites ni frontières, Toulouse est devenue la capitale européenne voir mondiale du football alors qu'elle est connue pour être avant tout une ville de rugby. Il n'y a qu'à regarder les groupes crées sur les réseaux sociaux comme « Facebook » , où désormais près de 50 groupes portent le nom de Brice, pour s'en convaincre. Tous sont à remercier mais je tiens à mettre à l'honneur le premier crée (à priori) en Serbie, nommé « support to Brice Taton » et à remercier Ljiljana Makevic Tomic et Alexander Tomic pour leur engagement à rassembler des gens de la planète entière alors que Brice était sur son lit de souffrance. Virginie, la soeur de Brice, les a d'ailleurs rejoint comme administratrice du groupe. Sans oublier le site web www.brice-taton.com sur lequel on peut voir des photos de Brice, de l'enfance jusqu'à son dernier souffle. Depuis sa création le site a eu un premier livre d'or rempli avant la création d'un second et les hommages ont afflué du monde entier. On peut ainsi voir côte à côte les supporters de l'Inter et du Milan AC, du Barça et du Real, de Liverpool et de Manchester, du Celtic et des Rangers, de l'Ajax et de Feyenoord et bien d'autres unis dans la peine et désireux de rendre hommage à Brice.


Quant au match de dimanche, rien à retenir d'un point de vue sportif, le penalty de Monterrubio, un albigeois ayant la mauvaise habitude de scorer régulièrement face au « Tef », étant comme le résultat purement anecdotique.
 

Ce qui restera ce sont les chants en hommage à Brice plus de 30 minutes après le coup de sifflet final et le moment inoubliable quand sa famille est venue applaudir le virage Est. Quel courage! Quelle dignité! Quel échange d'amour entre cette merveilleuse famille et les supporters qui ne voulaient pas arrêter leurs chants. Car oui, c'était de l'amour qui passait de la pelouse à la tribune et, vu sa famille, Brice ne pouvait être que quelqu'un de merveilleux comme l'était ce moment. Pour vous la famille Taton, un seul mot me vient à l'esprit: Respect.

Les Lorientais sont repartis, les Toulousains sont rentrés chez eux sans voix mais j'aimerais passer un message à Christian Gourcuff, l'entraineur des « Merlus ». Pourrait-il donner la bonne idée à son fils, Yoann, de marquer le but de la victoire pour l'équipe de France le 11 juillet prochain à Johannesburg et d'enlever son maillot bleu pour dévoiler au monde entier le tee-shirt des Indians floqué « Brice »? Ce serait le plus bel hommage qu'on puisse lui rendre à l'occasion du prochain « Mondial ».


Quant à l'autre message, c'est au président Sadran que j'aimerais le passer. Pourquoi ne pas donner le nom de Brice Taton a un équipement du TFC, peu importe qu'il s'agisse de la tribune Est, du centre de formation, de l'esplanade face au Stadium, peu importe. Ce serait bien la moindre des choses pour rendre hommage à un garçon de 28 ans qui a uni sous son nom et celui du TFC l'ensemble du football mondial.

Ainsi le chant des Indians que Paul faisait chanter dimanche dernier serait vrai pour les générations à venir qui devront elles aussi lutter contre la violence dans et autour des stades: « Brice, on t'oubliera jamais »!


Philippe DAVID




Par Philippe DAVID
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Mercredi 30 septembre 2009
CLEARSTREAM: PROCES EQUITABLE OU PURGE INAVOUABLE ?

Le procès "Clearstream" a commencé la semaine dernière devant la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris avec pour principal prévenu l'ancien Premier Ministre Dominique de Villepin. Sa déclaration à l'entrée de Palais de Justice a fait la une de tous les médias et le déroulement des évènements depuis quelques semaines donne du crédit aux propos tenus par l'ancien locataire de Matignon et par ses avocats.

Le principe de base de la démocratie est qu'il y a des pouvoirs et des contre-pouvoirs.

Les principes de base de la justice sont qu'on ne peut-être juge et partie et que tout prévenu bénéficie de la présomption d'innocence.

Dans ce procès, le moins qu'on puisse dire est que ces trois principes ne sont pas respéctés.

Tout d'abord, il me semble que l'immunité dont bénéficie tout Président de la République est injuste puisqu'elle permet au plus haut personnage de l'Etat, quel qu'il soit, d'échapper à la justice même pour les faits les plus graves alors que le commun des mortels devra passer sous les fourches caudines de cette même justice pour des faits bénins (voir le nombre de personnes envoyées devant les tribunaux de police pour des faits aussi graves que l'épanchement d'urine sur la voie publique à quatre heures du matin) ou en étant totalement innocentes des faits qui leur sont reprochés (voir le scandale judiciaire d'Outreau). Manifestement, tous les privilèges n'ont pas été abolis une certaine nuit du 4 août 1789...

Chateaubriand disait: "C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir"'. Si un Président de la République ne peut-pas être poursuivi pendant qu'il est en fonction il me semblerait logique, au nom de l'éthique, qu'il ne poursuive personne durant son mandat comme cela fût le cas pour les prédécesseurs de Nicolas Sarkozy. Le problème est d'autant plus patent que, dans cette affaire, le Président de la République est partie civile et que dans le même temps, du fait de sa fonction, il est le supérieur hiérarchique direct du juge qui rendra justice (on l'espère) en tant que Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et supérieur hiérarchique direct du procureur (l'accusation) par le biais de la Chancellerie! Si on ajoute à cela qu'il jouit du pouvoir de nomination régalien des hauts fonctionnaires, donc des hauts magistrats, on en conclut que la carrière des magistrats qui vont devoir juger cette affaire est entre les mains d'une des parties civiles...

Si on faisait une comparaison sportive, cela équivaudrait à ce qu'un Président de club de football soit en même temps Président de la commission de désignation des arbitres, Président de la commission de promotion des arbitres et Président de la commission de discipline à la fédération. Sachant que ce Président désignerait les arbitres chargés d'arbitrer son équipe avec pouvoir de promotion et de sanction sur eux et qu'il déciderait des sanctions contre les joueurs des équipes adverses, on imagine l'attitude des arbitres chargés d'officier quand le club dudit Président serait sur le terrain. Quant à l'équité de la compétition dans laquelle son équipe serait engagée, on n'ose même pas l'imaginer!

Les déclarations du Procureur de Paris, Jean-Claude Marin, le 28 août dernier sur Europe 1 vont dans ce sens puisque celui-ci n'a pas hésité à déclarer lors de son interview  sa "conviction que Dominique de Villepin était un des bénéficiaires collatéraux mais conscients de la divulgation des faux listings" et "l'instigateur premier de l'ensemble du système". Ceci avant même que le procès commence, ceci avant même que les prévenus aient pu commencer à s'expliquer! Quid de la présomption d'innocence? De telles déclarations amènent à se demander si lors de ce procès Mr Marin est procureur ou bien témoin à charge.
 
Quant à la déclaration de culpabilité des prévenus par Nicolas Sarkozy, qualifiés de "coupables" devant les caméras de télévision la semaine dernière, elle sonne le glas pour ceux qui espéraient voir la justice rendue sereinement dans cette affaire. Il serait d'ailleurs intéressant de savoir quel Nicolas Sarkozy s'exprimait lors de cette interview: Le Président de la République? Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature? Ou tout simplement une des parties civiles du procès? Certainement les trois à la fois, ce qui met d'autant plus la pression sur les magistrats chargés de juger cette affaire.

Bref, ce procès a des allures de règlement de comptes entre un Président qui tient à assurer sa réelection en 2012 et qui a compris que son rival potentiel ne viendra pas du Parti Socialiste, ce parti n'ayant ni projet ni candidat crédible, ni du MODEM vu le flou artistique entourant la stratégie de son leader.

La seule alternative crédible est donc Dominique de Villepin dont les français n'ont pas oublié le discours brillantissime à l'ONU pour sauver l'honneur de cette institution de qui les américains voulaient obtenir un blanc-seing pour envahir l'Irak (on voit le résultat aujourd'hui). Ce discours est, à ce jour, le dernier grand acte de politique étrangère d'un gouvernement français, espérons qu'il ne sera pas le dernier. Il faut donc éliminer Dominique de Villepin pour tuer toute possibilité d'alternance en 2012.

Tous ces éléments concordants où le pouvoir éxecutif nomme et donne des ordres au pouvoir judiciaire tout en étant partie civile impose aujourd'hui aux français de se poser la seule question qui vaille: Le procès Clearstream est-il un procès équitable ou une purge inavouable? J'ai bien peur de connaitre la réponse à cette question.

Philippe DAVID



Par Philippe DAVID - Publié dans : vudedroite
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Mercredi 23 septembre 2009
LA LOI DE LA JUNGLE

La "jungle" de Calais a été démantelée hier. La "jungle" que certains journalistes bobos à souhait et snobs à foison qualifiaient de "djeune-gueule" , jungle prononcée à l'anglaise, comme si celle-ci était située de l'autre côté de la Manche, pardon du Channel. La "jungle" fait donc désormais partie du passé. Comme Sangatte. Avant qu'une nouvelle "jungle" remplace la jungle démantelée hier faute de reconduites massives des clandestins arrêtés hier.

Bien sur le problème est complexe. Bien sur il y avait dans cette "jungle" des hommes et des femmes qui vivaient dans des conditions déplorables. Mais doit-on  pour autant accueillir "toute la misère du monde" comme disait Michel Rocard ? Bien évidemment non. 
Eric Besson et le gouvernement ont donc eu raison, il fallait bel et bien démanteler la "jungle" ainsi que toutes les autres jungles à moins de souhaiter que la France devienne le trop plein de l'explosion démographique du tiers monde et de la misère généralisée dans certains points de la planète.

La gauche a bien entendu réagi. Pour Martine Auby, il s'agit d'un "acte totalement inhumain" et pour Noël Mamère "d'une politique honteuse pour notre pays". Quant au NPA, il n'hésite pas à parler de "rafle". De l'émotion à bon compte, de l'humanisme à deux balles mais côté propositions...rien! Ou presque...

Le PCF a demandé "la régularisation de ces personnes" tandis que le NPA, toujours lui, a demandé "qu'on accorde le droit d'asile à ces réfugiés".

Bref, comme d'habitude en termes d'immigration, la politique de la gauche se résume à régulariser toute personne entrée, même clandestinement, sur le territoire national, ce qui est un peu court et qui a pour conséquence, après toute vague de régularisation, de créer un appel d'air pour d'autres clandestins pour qui cette même gauche réclamera, comme toujours, la régularisation immédiate. Quant aux sanctions contre les passeurs, qui sont des trafiquants de chair humaine, pas un mot dans les communiqués larmoyants.

Mais enfin, comment peut on régulariser des milliers de personnes qui ne parlent pas français comme l'ont montré les images de télévision hier? Comment peut-on travailler en France sans parler notre langue? Et d'ailleurs comment travailler puisqu'il n'y pas de travail pour les français ni pour les étrangers en situation régulière? En régularisant massivement, ce sera l'assistanat et rien d'autre pour ces malheureux qui sont, du fait de la situation économique et de leur absence de maîtrise du français, inemployables. Et on resterait alors dans la triste réalité décrite par Yvon Gattaz, le dernier président du MEDEF a avoir crée une entreprise, qui déclarait il y a quelques années: "La France exporte des BAC+6 et importe des BAC-6".

Cependant, la bonne question à se poser est pourquoi toute cette misère arrive à Calais dans le but d'aller au Royaume-Uni? Tout simplement du fait de l'aberration des accords de Schengen qui, dès lors qu'un pays a des frontières "passoire", permet à tout un chacun de circuler librement dans l'ensemble de ce même espace Schengen. Si nous avions maintenu un minimum de contrôles aux frontières le problème serait bien moindre, nul ne peut le nier, surtout avec des pays dont les contrôles aux frontières sont inexistants comme la Grèce par où sont entrés l'immense majorité des afghans présents dans la "jungle".

Eric Besson a justifié le démantèlement de la "jungle" en évoquant l'explosion de l'insécurité dans le calaisis et, pour être allé à Calais plusieurs fois ces dernières années, je puis vous affirmer qu'il ne s'agit pas d'un fantasme quand on voit le nombre de personnes errant dans les rues de la ville et aux alentours et qui n'ont rien pour subsister si ce n'est, évidemment, que la délinquance.
Comme le montre le flot humain intarissable qui arrive chaque jour en Europe on ne pourra pas, sauf à vouloir des lendemains qui déchantent, faire l'économie d'un grand débat sur l'immigration car un pays qui ne contrôle pas son immigration se condamne à subir sur son propre sol la loi de la jungle.

Philippe DAVID










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